(un autre ti-texte)
Ma vie, jusqu’à ce jour, n’a pas été celle d’une enfant bien ordinaire. Rien ne m‘impressionnait, pas même le temps. J‘avais grandit sans m‘apercevoir qu‘il agissait, sans savoir qu’il passait, sans savoir que l’enfance me filait entre les doigts dans un calme plat. En bref, j‘avais vécu une enfance fort banale. Mon seul et unique périple dangereux fut de jouer à celui qui sautait le plus loin à la balançoire, sans est suivit une fracture au poignet, évidement.
Ce n’est qu’à l’âge de 6 ans que tout changea. J’allais brûler les étapes, mon innocence et mes rêveries allaient simplement se consumer comme tout le reste. Je deviendrai plus forte et particulièrement fragile.
C’était par une froide journée de février. Ce maudit mois froid, court au quotidien, mais si long dans sa grise et triste agonie. Il allait faire une autre victime, non 3.
Une sortie aux glissades sur tubes avec l’école avait remplie notre journée. Le sourire aux lèvres, dernier moment d’insouciance face au monde, les yeux brillants de plaisir et une goutte au nez sur le bord de chuter ornaient mon visages avant que l’on m’annonce la nouvelle : « Ton père est parti rejoindre le ti-jésus.»
Désormais, la famine, la violence et surtout la mort, bref la réalité s’incrustait dans mon enfance comme une lame à double tranchante.
Pourquoi avoir utiliser des mots aussi futiles pour m’apprendre la nouvelle? Ce fut plus douloureux de l’entendre ainsi; j’avais la maturité de comprendre puisque mes illusions étaient désormais éclatées. Pourquoi me l’as-tu dit ainsi maman!
Choc! J'avais à peine l'âge d'apprendre à lire la vie qu'on me déchirait déjà une page d'histoire. Mon père, mon idole. Il était mon papa et ça suffisait pour me convaincre qu'il était immortel et puissant. J’avais l’impression garantie de gagner quand je disais à quelqu’un:« Mon père est plus fort que le tien!»
Si j'avais su alors que ce dernier était loin d'être le plus fort, mais l'un des plus faibles... C'était le coeur qui avait cessez de battre, m'a-t-on dit, au départ. Pourquoi? Comment? Aussi soudainement? Il était conçu pour battre, non? On tentait de me convaincre malgré tout que le coeur pouvait être épuisé.
Ce n'était pas suffisant pour la jeune fillette que j'étais, il me fallait une explication concrète que personne ne voulait me donner. Mon monde s'écroulait! Je ne comprenais vraiment pas, j’avais été sage toute l’année, mes notes étaient bonnes, j‘avais même appris à lire pour qu’il ne soit obligé de me lire Alice au pays des merveilles un million de fois, encore... Je ne pouvais me faire à l’idée d’être punie sans raison et je le boudais pour ça.
C'est jeune 6 ans pour comprendre le monde, très jeune. Un si bas âge et être déjà confronter à la vie et à ses caprices. Voyant que personne ne pouvait me comprendre, je me taisais et restait toute seule. Je préférais me parler à moi-même, créer des histoires qui finissent bien puisque la mienne déraillait.
J’espérait sans cesse qu’il revienne pour me dire « Veux-tu bien redescendre sur terre» et que je puisse lui réponde « c’est bien mieux en haut...»
La nuit c’était pire que tout.
Dans ma petite chambre aux couleurs de jeunesse, je pleurerais en silence puisque je ne voulais pas que l’on me voit en larmes. Ma peine, c’était à moi, le reste du temps, je voulais faire comme si rien ne s’était passé. J’ignorais ceux qui me parlaient de la mort, ma mère surtout! Je savais très bien qu’il ne reviendrait jamais et afin que mes rêves renaissent de leurs cendres, je jouait avec mes souvenirs, en vain. Je me détestais, je détestais ma mère, mais je détestais mes rêves plus que tout...
Ma vie, jusqu’à ce jour, n’a pas été celle d’une enfant bien ordinaire. Rien ne m‘impressionnait, pas même le temps. J‘avais grandit sans m‘apercevoir qu‘il agissait, sans savoir qu’il passait, sans savoir que l’enfance me filait entre les doigts dans un calme plat. En bref, j‘avais vécu une enfance fort banale. Mon seul et unique périple dangereux fut de jouer à celui qui sautait le plus loin à la balançoire, sans est suivit une fracture au poignet, évidement.
Ce n’est qu’à l’âge de 6 ans que tout changea. J’allais brûler les étapes, mon innocence et mes rêveries allaient simplement se consumer comme tout le reste. Je deviendrai plus forte et particulièrement fragile.
C’était par une froide journée de février. Ce maudit mois froid, court au quotidien, mais si long dans sa grise et triste agonie. Il allait faire une autre victime, non 3.
Une sortie aux glissades sur tubes avec l’école avait remplie notre journée. Le sourire aux lèvres, dernier moment d’insouciance face au monde, les yeux brillants de plaisir et une goutte au nez sur le bord de chuter ornaient mon visages avant que l’on m’annonce la nouvelle : « Ton père est parti rejoindre le ti-jésus.»
Désormais, la famine, la violence et surtout la mort, bref la réalité s’incrustait dans mon enfance comme une lame à double tranchante.
Pourquoi avoir utiliser des mots aussi futiles pour m’apprendre la nouvelle? Ce fut plus douloureux de l’entendre ainsi; j’avais la maturité de comprendre puisque mes illusions étaient désormais éclatées. Pourquoi me l’as-tu dit ainsi maman!
Choc! J'avais à peine l'âge d'apprendre à lire la vie qu'on me déchirait déjà une page d'histoire. Mon père, mon idole. Il était mon papa et ça suffisait pour me convaincre qu'il était immortel et puissant. J’avais l’impression garantie de gagner quand je disais à quelqu’un:« Mon père est plus fort que le tien!»
Si j'avais su alors que ce dernier était loin d'être le plus fort, mais l'un des plus faibles... C'était le coeur qui avait cessez de battre, m'a-t-on dit, au départ. Pourquoi? Comment? Aussi soudainement? Il était conçu pour battre, non? On tentait de me convaincre malgré tout que le coeur pouvait être épuisé.
Ce n'était pas suffisant pour la jeune fillette que j'étais, il me fallait une explication concrète que personne ne voulait me donner. Mon monde s'écroulait! Je ne comprenais vraiment pas, j’avais été sage toute l’année, mes notes étaient bonnes, j‘avais même appris à lire pour qu’il ne soit obligé de me lire Alice au pays des merveilles un million de fois, encore... Je ne pouvais me faire à l’idée d’être punie sans raison et je le boudais pour ça.
C'est jeune 6 ans pour comprendre le monde, très jeune. Un si bas âge et être déjà confronter à la vie et à ses caprices. Voyant que personne ne pouvait me comprendre, je me taisais et restait toute seule. Je préférais me parler à moi-même, créer des histoires qui finissent bien puisque la mienne déraillait.
J’espérait sans cesse qu’il revienne pour me dire « Veux-tu bien redescendre sur terre» et que je puisse lui réponde « c’est bien mieux en haut...»
La nuit c’était pire que tout.
Dans ma petite chambre aux couleurs de jeunesse, je pleurerais en silence puisque je ne voulais pas que l’on me voit en larmes. Ma peine, c’était à moi, le reste du temps, je voulais faire comme si rien ne s’était passé. J’ignorais ceux qui me parlaient de la mort, ma mère surtout! Je savais très bien qu’il ne reviendrait jamais et afin que mes rêves renaissent de leurs cendres, je jouait avec mes souvenirs, en vain. Je me détestais, je détestais ma mère, mais je détestais mes rêves plus que tout...

4 commentaires:
AHH SOPHIE! Faut ABSOLUMENT que tu me dises pour quel cours c'était, celui-là! Je l'ai déjà lu, mais. ARG J'AI UN BLANC >< Aide-moi =( XD
Je l'ai lu pour Aspect critique I :P
AH YES. Merciiiiiiii ^^
Tu es venu me chercher avec ton texte, j'ai eu le coeur tout gros.
C'est incroyable comment tu raconte cette histoire qui pour ceux qui le savent est loin d'être une fiction et pourtant, on ne veux toujours pas y croire.
«L'enfant en toi» sera toujours présent, il n'est pas aller bien loin ;)
ZAZA
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