dimanche 21 juin 2009

St-Jean tout le monde!!!
Ouais de ouais, une année de plus a envoyé une tite tape dans le dos à notre beau pays!!

mercredi 3 juin 2009

VIE POLAIRE prise 2

Bonjour! Bonjour!

Comme je n'ai pas trop d'inspiration et que j'ai envie de décorer un peu mon blog, voici un ou deux extraits de mon projet de fin de DEC publié dans notre recueil collectif « Avec Marges Perdues». Mon projet était en fait un recueil de prose poétique en fragment sur le thème de l'hiver. C'est plutôt dure à expliquer, c'est pourquoi je vous offres quelques uns de mes fragments. Bonne lecture

J'ai perdu ma mitaine
J'ai un gros flocon au fond de la gorge, une neige pesante dégringole autour de moi.
Tombe ma mitaine, j'essaie de la ramasser, mais elle disparait sous l'hiver qui me frappe.
Figées dans le temps, les étoiles sont éteintes.
Son coeur arrêté??? impossible... Je ne peux y croire.
La visibilité est nulle, je ne vois pas plus loin que le bout de mon nez.
Lourde neige, lourd de sens, tout ne tient qu'à un fil. Il y a une maille dans le tissu, dans le textile, dans le texte que l'On me récite. Mon foulard retient tout, ma chaleur, ma voix, mes cris mes pleurs. Tout m'échappe, les nuages crachent leur poésie enneigée et ma mère sa triste vérité. Une page d'histoire arrachée. C'est mon papa qui est... parti.
5 sens
Harmonie de deux souffles, le mien et le sien.
Jeu de miroir, deux regards de glace qui s'éffondre sous leurs humeurs. Deux yeux qui pleurent beaucoup trop d'eau pour si peu de rêve. Je suis une saison qui passe, mais qui revient toujours. Je suis solitaire, dure et légère à la fois. Quatre oreilles qui n'entendent que la neige éclabousser la vie, que le bourdenement du silence et du blizzard. L'on ne peut me toucher, je ne peux vous sentir par trop d'engourdissement. Mon parfum de février est vide, inodore, fragrence de l'incofort. Veux-tu toujours de moi? Celle qui n'a plus de passé, que du sommeil avant la prochaine gelée.
Sculpture
J'ai la mémoire vive, les idées givrées par la rigueur du pendule qui valse doucement sous la froide sérénade du vent glacial. Longue agonie qui pianote sur ma fenêtre. L'étincelle de la lune, déformée par cette oeuvre hivernal frigorifiée , éclaboussent mes mots. J'ai ton souvenir qui vient toujours me visiter. Mes rêves sont sources de hantise. Tu t'incrustes, te faufile pour me bercer de ton sourire, celui qui fait tout fondre.
Pourquoi ressurgir et tou fixé dans le temps, artiste qui sculpte tout en marbre blanc, même mes convictions?
Je pose
Les minutes fondent, dégivrés mes sentiments pour les glisser dans son oeuvre.
Tu prends plaisir à me garder auprès de toi, comme une saison qui revient tout le temps.
Ton image se liquéfie entre mes doigts, au contact chaud de ma peau.
Tu ne restes jamais de toute façon...
Malgré tout, tu marques...
Tes départs laissent toujours une cicatrice et je dois me réchauffer seule.
Après tout, ma mitaine s'est égarée depuis belle lurette.
J'ai une engelure au bout du doigt.