Bonjour, voici un long texte de mon cru.. c'est une histoire que j'avais débuté dans mon deuxième cours de français au cégep et qui avait obtenu une note pas mal.. bien :P ! Sur ce, bonne lecture et eux ouvrez vos esprit!)
Pousser la porte de ces lieux signifiait pénétrer dans l’un de ces coffres aux trésors que chaque enfant portait au fond du coeur, se différenciant selon la passion qui l’animait, bien sûr. Dans ce cas-ci, l’accès au monde imaginaire que proposait cette librairie d’accueil pour livre abandonné était celui du propriétaire des lieux, communément appelé le proprilibraire. Depuis sa tendre enfance pauvre d’expériences et riche en solitude, on l’avait amené a apprécié les livres plus que les êtres humains. Il voyait en eux plus qu’une simple manière de passer le temps, mais plutôt des amis chers qui jamais ne le trahiraient de mots inopportuns.
Afin de leur prouver sa grande loyauté, le jeune homme passa sa vie à trouver ceux d’entre eux qui avaient le plus besoin d’être aider, ceux qui n’avaient pas eu l’existence facile, ceux qu’on avait déchirés, tordus, pliés et mouillés. Les âmes brisées par l’incapacité humaine de reconnaître d’autres visions du monde que les leurs.
Il loua donc un local qu’il transforma en librairie, une librairie bien particulière...
L’immeuble de brique rouge sur le coin d’un carrefour passant semblait être le mouton noir du coin. Il côtoyait de nouvelles architectures modernes abritant de jeunes compagnies en pleine expansion. Les gens passaient devant sans le remarquer, seul les plus aventureux osaient y pénétrer; ceux pour qui la connaissance et la curiosité ne faisaient qu’un. Ouvrir cette porte, s’est se jeter dans une gueule béante d’imaginaire; Infertilus imaginatus s’abstenir.
En entrant, l’accueil un peu froid et mystérieux glace le sang, puis une fois habitué à la noirceur que créer les fenêtres couvertes de poussière et le mélange d’odeurs entre les pages et le renfermer, l’on peut admirer l’état des lieux. Outres les trois immenses étagères, des dizaines de colonnes de hauteurs différentes montent la garde. Certaines, un peu plus costaudes, composées principalement d’encyclopédies, servent de sentinelles à l’entrée. Deux d’entre elles, placées de chaque côté de la porte, gardent la connaissance comme Cerbère garde les enfers. Si par malheur, un être malfamé tentait de voler l’un des êtres de cette communauté littéraire, ces deux voraces guerrières laisseraient tomber chacune quelques entités, afin de créer une troisième colonnes; Le voleur se retrouverait alors enfarger par le monticule en mouvement et bien sûr, assommé par l’encyclopédie que l’une des deux colonne laisserait tomber sur sa tête. Mise en garde: Brigantus de littératus s’abstenir.
Une fois les deux soeurs dépassées, l’aventureux peut alors traverser un petit labyrinthe qui le mène à la première rangée. Cette dernière, nommée littérature policière/ de guerre / mystère par le petit panneau en pierre suspendu au plafond, abrite les romans du types enquête policière. En la traversant, l’on peut entendre des phrases être lancer d’un livre à un autre: «C’est à moi que tu parles?» ou encore «Vous avez le droit de garder le silence»... Parfois, des petites notes de musique dramatique jazz font leur apparition. Des auteurs populaires tels que Conan Doyle, Agatha Christie, Kathy Reichs, Micheal Connelly et Stephen King y ont leur place de choix. De plus, les histoires de guerres de Jonathan Littel, Guy Sajer, Rochus Mish et de Thomas Keneally lèvent leur drapeau pour les soldats de leurs histoires. Tout au bout de l'allée, le passant peut alors se compter chanceux d’avoir pu éviter quelques petits obus de la taille d’un dé et d’avoir traverser quelques nuages de fumée étrange provenant d’on ne sait où.
Alors vient le moment de passer à la deuxième rangée. Au-dessus, l’écriteau autrefois en pierre se transforme en morceau de bois pourrie, comme si l’on avait arraché une petit bout de blanche à un vieux navire, présente le thème des romans qui se tiennent sur les tablettes de la seconde rangée Conte/ mystère/ science-fiction/ Historique/ fantastique. Le passant peut alors s’attendre à tout et n’importe quoi puisque ici Jules Vernes, Robert Louis Stevenson, Walter Scott, Alexandre Dumas, Chrétiens de Troyes et Edmond Hamilton côtoient les célébrités contemporaines comme Tolkien, Rowling, Philipp Pullman ou encore les conteurs populaires tels que De Lafontaine, Les frères Grimms et Charles Perreault. Ainsi, dans un mélange bien juteux de magie, d’épée, de combats titanesques et d’aventures fabuleuses, le client traverse la rangée en évitant les sorts «Abracadabra», les boulets de canon des pirates et particulièrement, les livres qui, se croyant héros, se jettent en bas des étagères afin de constater s’ils peuvent ou non, traverser le gouffre pour rejoindre leurs autres amis de pages sur l’étagère d’en face, sous le son de la musique d’Indiana Jones.
À bout de souffle, le héros qu’il est devenu peut s’aventurer sans crainte dans le troisième couloir. Sous les traits d’un parchemin, l’affiche présente les romans sous le thème de grande littérature, toutes nationalités confondues. Quelle erreur de la part du proprilibraire d’avoir mélanger la littérature anglaise à française. En effet, bien que les autres parviennent à s’entendre, ces éternels rivaux ne parviennent toujours pas à se sentir. À plusieurs reprises, le proprilibraire a même du les menacer d’extradition s’ils ne parvenaient pas à s’entendre. Les insultes lancées d’un côté comme de l’autre créer un véritable champ de bataille. Un jour, les Français soupçonnant la création d’un couple entre Jane Austen et Victor Hugo se mirent à attaquer les anglais en leur lançant des accents aigus et des C cédilles. Les anglais répliquèrent par un nombre incomparable de Y et de terminaisons GHT. Bien sûr, le proprilibraire les sépara bien rapidement avant que le sol ne soit couvert de mots tous aussi incompréhensibles les uns que les autres. Bien sûr, les deux amants démentirent leur relation, cependant il arrive, lorsque tous réfléchissent à s’en faire calciner les neurones, de les voir s’envoyer de petits mots. Ainsi, cette rangée est la preuve même que la sagesse ne vient pas avec les classiques. Aussi Des douanes toute de cuir couvertes accueillent le client à l’entrée afin que ce dernier sache exactement dans quelle langue trouver les romans qu’il désire. Au cours de son passage, il peut d’ailleurs apprendre à dire bonjour en plus de dix langues, qui a dit que de ne pas lire ne motivaient pas la connaissance? Si vous ne voulez pas aller vers les livres, laissez venir à vous!
Une fois arrivée à terme, il est étrange de constater que même la littérature est à l’image du monde qui l’habite. Ainsi, l’habitué peut poursuivre son chemin vers la dernière rangée portant le nom Poésie/ Théâtre alors ici, les mots déferlent à une rapidité étourdissante. Tout vole, tout bouge, les pages, les échelles, les rideaux qui recouvrent le mur, même le sol à parfois quelques remous. Les petits romans hurlent leur répliques, leurs odes et leurs apartés. « Be or not to be», « C’est un roc, c’est un pic, un pic, que dis-je c’est une péninsule» « STELLA!!!!!!», « N’attend rien, mais ne renonce jamais» « Ma fenêtre est un jardin de givre...»Bien sûr, un client non-avertie ne peut comprendre toute les allusions de cette petite ruche littéraire, cependant, il peut s’émerveiller de toute cette mise en scène.
Le client qui parvient à la caisse enregistreuse et au sourire heureux du proprilibraire est celui qui à su intégrer le rêve à la réalité, celui qui comprend que la vie n’est rien sans l’espoir du petit peu de magie qu’elle contient et particulièrement, qui comprend qu’une vision n’est pas à sens unique... Le comptoir entouré d’un mur de brique littéraire, pour protéger celui qui les a accueillis, est le lieu où la nouvelle famille adoptive peut signer les papier avant d’acheter sa nouvelle histoire. Les romans quittent alors les lieux avec l’assurance d’être bien traités.
Enfin, la journée terminée, le proprilibraire met la clée dans la serrure, afin de laisser à ses petits démons de papier la liberté de se dégourdir les pages. Une condition; ils doivent revenir à leur place aux levés du jour... MAGICUS LITTÉRATUS!
vendredi 23 janvier 2009
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2 commentaires:
Oh vraiment. Wow. J'ai adoré ce petit texte, du début à la toute dernière lettre! C'était tellement bien décrit que je me faisais une image très nette dans la tête, un véritable enchantement! Continue d'écrire, tu as énormément de talent et de potentiel!!
Marie-Maude =D xxxx
J'ai généralement la fâcheuse habitude de lire en diagonale. Plus maintenant. Du moins, pas quand je parcours ton blog. Chaque mots doit être lu attentivement pour s'impreigner de la richesse du texte. Absolument brillante, cette façon d'écrire ! :)
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